PSEUDONOMIA est la référence de la pseudonymisation locale — et être la référence, c'est rendre l'IA utilisable sans livrer vos clients.
Elle lit un dossier de 200 pages en quelques secondes, rédige des synthèses remarquables, ne dort jamais. Un collaborateur de rêve — sauf sur un point : tout ce que vous lui confiez quitte votre bureau, part sur des serveurs que vous ne contrôlez pas, et vous n'avez aucun moyen de le rappeler. Ce guide explique, simplement, la seule façon de travailler avec elle sans jamais lui livrer une identité.
Avant la méthode, un état des lieux. Combien de ces phrases avez-vous déjà entendues — ou pensées ?
« Ce que je colle dans une IA reste entre elle et moi. »
✕ FauxSelon l'offre et vos réglages, vos textes peuvent être conservés, relus par des humains pour « améliorer le service », voire servir à l'entraînement. Et dans tous les cas, ils ont transité et été traités sur des serveurs tiers — souvent hors Union européenne.
« J'ai coché l'option "ne pas utiliser mes données", c'est réglé. »
⚠ InsuffisantUne case cochée est une promesse contractuelle — pas une impossibilité technique. Elle ne supprime ni le transit, ni la conservation temporaire, ni la chaîne de sous-traitants. Et le jour où on vous demande de prouver ce qui est parti, la case ne témoigne pas.
« Je supprime les noms à la main avant de coller. Ça suffit. »
⚠ PiègeD'abord, on oublie toujours un détail — le prénom page 12, l'adresse dans l'en-tête. Ensuite, même sans nom, âge + commune + profession suffisent souvent à réidentifier quelqu'un. Retirer les noms n'est pas pseudonymiser : c'est décorer.
« De toute façon, personne ne saura que j'ai utilisé une IA. »
✕ RisquéÇa porte un nom : le Shadow AI. L'historique de l'IA, lui, se souvient de tout. Et en cas de fuite, de litige ou de contrôle, c'est vous — pas l'IA — qui répondez de ce qui est parti.
Toute organisation qui manipule des données sensibles finit par choisir l'une des trois. Deux sont des impasses.
« Tout le monde le fait, on verra bien. »
On colle les documents tels quels. C'est rapide, c'est efficace — et chaque collage est une divulgation : noms, adresses, NIR, IBAN partent en clair chez un tiers.
Une fois partis, aucun bouton « rappeler » n'existe.
« L'IA ? Pas chez nous. »
Confortable sur le papier. En pratique, les équipes utilisent leur compte personnel en douce — le Shadow AI prospère précisément là où l'IA est interdite.
Résultat : le risque demeure, la productivité en moins, et plus personne ne vous dit ce qui part.
« L'IA reçoit le travail, jamais les identités. »
Avant de sortir de votre machine, chaque document passe par un poste de contrôle : les identités deviennent des noms de code, le fond reste intact.
L'IA travaille aussi bien — et ce qu'elle reçoit ne permet plus de désigner quiconque.
La pseudonymisation, c'est le jeu des noms de code — version prévue par la loi, article 4(5) du RGPD.
Regardez bien la version de droite : tout le travail reste possible. La chronologie, les faits, les responsabilités, le contexte — l'IA peut analyser, résumer, croiser, rédiger. Elle n'a simplement plus aucun moyen de savoir de qui il s'agit. C'est la découverte qui surprend le plus nos utilisateurs : l'IA n'a pas besoin de savoir qui pour comprendre quoi.
Un outil de pseudonymisation en ligne reproduit le problème qu'il prétend résoudre : il faut d'abord lui envoyer vos documents en clair. PSEUDONOMIA verrouille la question autrement.
Tout se passe sur votre machine : la détection, le masquage, la table, le journal. L'application n'exige aucune connexion et n'envoie rien d'elle-même. Pas de serveur à croire sur parole : il n'y a pas de serveur.
La confidentialité par constructionLa correspondance noms de code ↔ identités est chiffrée avec votre mot de passe. Aucune copie chez nous, aucune porte dérobée — mot de passe perdu, table perdue : c'est le prix, assumé, d'une confidentialité réelle.
Vous êtes l'unique détenteurEntre vos pièces et l'IA, un poste-frontière : seules les versions pseudonymisées peuvent passer — jamais un original, même sur demande, même par erreur. Et vous validez chaque transmission avant qu'elle parte.
Rien ne sort sans contrôleChaque action — pseudonymisation, transmission, retour aux vrais noms — est consignée dans un journal infalsifiable et exportable. Dans trois ans, face à un DPO, un client ou un juge, vous prouvez ce qui est parti, quand, sous quelle forme.
La mémoire qui témoigne pour vousBonne nouvelle : tout ce qui précède n'est pas seulement du bon sens. C'est très exactement ce que les textes demandent.
La pseudonymisation est définie par le RGPD lui-même : des données qu'on ne peut plus attribuer à une personne sans une « information supplémentaire » (la table), conservée séparément et protégée. Exactement le verrou 2.
RGPD art. 4(5)La protection doit être intégrée par conception et par défaut — et l'article cite nommément la pseudonymisation. Une protection qui dépend de la bonne conduite d'un serveur tiers n'est pas « par conception ».
RGPD art. 25Tout prestataire qui reçoit vos données devient un sous-traitant : contrat à signer, chaîne à auditer, registre à tenir. En local, la question ne se pose pas : personne d'autre n'est à table.
RGPD art. 28 · 30Si un prestataire qui détient vos documents se fait pirater, c'est vous qui notifiez la CNIL sous 72 h et informez les personnes. Pas de copie tierce, pas de notification liée à l'outil.
RGPD art. 33-34La Cour de justice de l'UE l'a confirmé : l'identifiabilité s'apprécie du point de vue du destinataire. Une IA qui ne reçoit que des noms de code — et n'aura jamais la table — peut ne pas traiter de données identifiables. À condition que ce soit fait dans les règles de l'art.
CJUE, 4 sept. 2025, C-413/23 PUtiliser une IA fait de vous un déployeur : maîtrise de l'outil par vos équipes, usage conforme, journaux à conserver. La douane et le journal scellé sont précisément ce dossier de preuve.
AI Act art. 4 · 26La même démonstration, article par article, avec la grille qui distingue les règles de l'art du simple masquage en ligne — et les sept questions à poser à n'importe quel outil.
Trois temps, et l'IA devient un collaborateur fréquentable.
Word, PDF, e-mails, images — même en vrac. Chaque pièce est pseudonymisée à l'arrivée, automatiquement, avec des noms de code cohérents sur tout le dossier. Vous relisez, ajustez, validez.
Synthèses, analyses, chronologies, projets de rédaction — avec l'IA de votre choix, locale ou distante. Elle ne voit que les noms de code ; la douane contrôle et consigne chaque échange.
Le livrable revient avec [PERSONNE_1]. Sur votre machine, sous votre supervision, les vrais noms reprennent leur place — et le document est prêt pour le client, le tribunal, le confrère.
À aucun moment une identité n'a quitté votre machine. À chaque étape, le journal a pris note. Et vous avez travaillé plus vite qu'avant — pas malgré la protection : avec elle.